La reconstitution des biberons

Votre bébé mérite la meilleure eau !

Selon la règlementation, les préparations infantiles doivent être reconstituées avec de l’eau ou tout autre liquide exempt de protéines convenant aux nourrissons. Avec un dosage moyen de 1 dose de poudre pour 30 ml d’eau, l’eau utilisée est un composant important que l’on ne peut négliger. Elément essentiel du corps humain et principal composant chez le nourrisson, l’eau est un élément à la fois simple et complexe qui doit être choisie en tenant compte de la physiologie des jeunes enfants. Vecteur de nutriments ou simple facteur de dilution, l’eau doit en particulier remplir un ensemble de critères pour «convenir à l’alimentation des nourrissons». Après avoir trouvé la bonne préparation infantile adaptée à son bébé, il faut ensuite la reconstituer avec la meilleure eau qui soitMais comment choisir cette «eau idéale» qui respecte à la fois la physiologie de mon bébé et ses processus digestifs, conditions indispensables pour grandir en douceur, en toute sérénité ?

L'importance de l'eau pour les bébés

L’eau représente 75% du poids d’un nouveau-né en bonne santé et 65% de son poids à 1 an pour atteindre près de 50% chez la personne âgée. Les apports hydriques alimentaires du nourrisson en bonne santé sont de l’ordre de 100 à 150 ml/kg/j. Ils doivent permettre d’assurer la bonne hydratation de l’organisme et contribuer aux échanges cellulaires. Ces volumes peuvent être majorés en cas de forte chaleur ou d’épisodes de fièvres. La déshydratation aigüe est un signe important dans le diagnostic du jeune enfant pouvant engager le pronostic vital en cas de perte de poids >10%. Les épisodes de diarrhées ou vomissements sont particulièrement à surveiller. La fragilité du nourrisson tient à sa totale dépendance de la connaissance de ses besoins par son entourage, mais également à son immaturité rénale diminuant son pouvoir de concentration urinaire et à l’importance de ses pertes insensibles (cutanées et pulmonaires).

Reconstitution des biberons

Comment définir une eau idéale ?

Les principaux critères qui caractérisent l’eau sont ses propriétés physico-chimiques : son pH, son coefficient d’oxydo-réduction et sa résistivité.
Ils sont normalement mentionnés sur les étiquetages.

• Le pH
Il reflète la capacité énergétique de l’eau en rapport avec sa concentration en proton H+. Il se mesure sur une échelle de 1 à 14. Une «eau idéale» devrait être légèrement acide, avec un pH juste en dessous de 7. Ce pH est indispensable pour remplir son rôle de catalyseur de toutes les réactions chimiques et assurer une bonne assimilation des nutriments dans les échanges cellulaires. La plupart des eaux en bouteilles ont un pH supérieur à 7.

• Le rH2, ou coefficient d’oxydo-réduction
Il définit le potentiel électrique de l’eau. Il définit son degré d’oxydo-réduction et se mesure sur une échelle de 0 à 42. Une «eau idéale» devrait avoir un rH2 > 27, garantissant des propriétés réductrices bénéfiques au niveau cellulaire. Les eaux en bouteilles ont souvent un rH2 autour de 25-30 selon les conditions d’embouteillages, alors que l’eau du robinet a souvent un rH2 moyen > 30.

• Le rô, ou résistivité
Il définit la pureté de l’eau. Le rô d’une «eau idéale» devrait être idéalement > 10 000 Ω voir 20 000 Ω. Plus une eau est pure, avec une résistivité élevée, plus cette eau répondra physiologiquement à l’activité rénale, en particuliers chez les jeunes enfants pour qui les reins sont encore immatures. La plupart des bouteilles sont autour de 500-5 000 Ω et l’eau du robinet à 2 000 Ω.


Valeurs comparatives moyennes

pHrH2
Eau idéale 5,8/6,9 21 > 26 > 15 000 Ω 
Eau du robinet > 7 > 30 2 000 Ω
Eau en bouteille > 6-8 > 25-30 500-5000 Ω

A ces critères s’ajoutent sa composition en minéraux et oligo-éléments ainsi que son origine.
Ces points permettent de bien faire la distinction entre une eau du robinet, une eau minérale naturelle ou de source.
Les eaux minérales et eaux de sources sont toutes deux des eaux provenant de gisements souterrains ne subissant aucun traitement de désinfection ni de conservation :
• L’eau minérale naturelle est définie par sa pureté originelle et a pour obligation d’avoir une composition minérale stable, garantie tout au long de l’année. Elle peut présenter des minéralités particulières.
• L’eau de source n’a pas d’obligation de garantir une composition minérale stable. Selon le Code de la santé Publique, il s’agit d’une « eau d’origine microbiologiquement saine et protégée contre les risques de pollution ». Sa mise en bouteille est réalisée à La source sans recevoir de traitement chimique. Ces eaux sont naturellement pures, faiblement minéralisées et ne contiennent quasiment pas de nitrates.

Quels sont les intérêts pour mon bébé ?

L’eau utilisée pour les biberons ou donnée en boisson au bébé est donc très importante. Elle doit non seulement apporter des garanties physico-chimiques idéales mais doit également répondre à des critères de naturalité et de pureté adaptés à la physiologie des jeunes enfants.

Pour la digestion : chez l’enfant en bonne santé générale, divers troubles de régurgitations, d’aérophagie ou de transit peuvent être améliorés parfois juste en modifiant l’eau de reconstitution.

Pour l’assimilation des nutriments : l’assimilation des nutriments (protéines, minéraux, vitamines...) nécessitent des conditions physico-chimiques particulières au cours desquels l’eau joue un rôle primordial de catalyseur pour favoriser les échanges cellulaires. La complexité nutritionnelle des préparations infantiles implique des garanties d’assimilation optimale que l’eau peut apporter en tant que support de dilution.

Pour les reins : les reins des jeunes enfants sont encore immatures et impliquent d’utiliser des eaux très faiblement minéralisées. De plus, comme les préparations infantiles sont déjà concentrées en minéraux et oligo-éléments, il est important de ne pas en ajouter davantage.

Pour le risque chimique : les eaux pour bébé ne doivent pas contenir plus de 10 mg/l de nitrates. Sa transformation en nitrites perturbe en effet l’oxygénation de l’organisme.

Conseils pour le biberon

Les règles d’hygiène...
Avant le biberon, bien respecter les mesures d’hygiène lors de la préparation des biberons surtout pour les plus jeunes. Après la prise du biberon, ne conservez pas le reste de préparation et nettoyez soigneusement le biberon ainsi que les accessoires.

Les dosages...
Bien suivre les consignes mentionnées sur la boîte et respecter les dosages. Utilisez les cuillères mesures incluses dans les boîtes et dosez la poudre arasée et non tassée selon le volume de liquide. Les volumes et le nombre de biberons sont donnés à titre indicatif. Le corps médical pourra éventuellement adapter ces recommandations selon les besoins spécifiques de votre enfant.

La température...
L’eau pour le biberon peut être à température ambiante ou tiédie à 40°C maximum, voire portée à ébullition pendant 5 min. L’idéal étant d’être proche de la température du lait maternel et du corps autour de 37°C et de maintenir cette température avec le chauffe-biberon. Il est d’ailleurs conseillé d’utiliser un chauffe-biberon plus adapté si possible. Ne réchauffez au four à micro-ondes ni le biberon, ni l’eau permettant de le préparer, sous peine de risquer des brûlures internes graves. Avant de donner le biberon, contrôlez la température du liquide en versant quelques gouttes sur l’intérieur de votre poignet. La température doit être tiède, à la température du corps (37°C).

Les accessoires...
Choisissez si possible des tétines vendues en magasin diététique au débit unique ou à trois vitesses. Pour les plus jeunes, préférez un biberon en verre. Dès que bébé pourra prendre son biberon seul, choisissez-les en plastique mais sans bisphénol A.